Description
On accable de mépris la bonne et tendre éducation de famille. Il est tout simple qu’après plusieurs années d’un pareil entraînement cérébral, ces demoiselles préfèrent les exercices de la pensée à toutes les autres joies de la vie, et surtout les libertés douteuses du célibat aux devoirs austères de la famille.
Quand elles ont pris goût à l’étude et à l’indépendance, la moindre obligation leur apparaît comme un amoindrissement d’elles-mêmes. Ne leur parlez point de mariage : une créature, qui tient à son autonomie, ne saurait accepter d’être la servante d’un homme, une repasseuse, une cuisinière, une gardeuse d’enfants.


















