Description
On a même inventé une philosophie de cette falsification. Elle consiste à nous expliquer que ce que les uns et les autres étaient réellement n’a aucune importance ; que seule compte l’image qui avait été créée, et que cette transposition est la seule réalité. Une vingtaine de profiteurs de la presse, de la radio et de la télévision, créateurs à forfait de ce qu’on appelle l’Opinion publique mondiale, se voyaient ainsi promus à l’existence métaphysique.
Mais je crois, obstinément, bêtement, en la Vérité. Je veux croire en la Vérité. Je m’efforce de croire qu’elle finit par triompher de tout, y compris de l’image qui a été créée industriellement. Et qu’elle triomphera lorsque viendra la Nouvelle Aube, que nous ne verrons probablement pas, ni cette génération ni la suivante, face au manichéisme qui règne à notre époque, avec des anges de la Vertu et des réprouvés vaincus par ceux-ci.




























